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Fare Affari in Italia

 

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PUBLICATIONS  ET ARTICLES ECONOMIQUES 

Problèmes économiques
Cachier  de la Documentation française n°  2.893 du 15 février 2006

DOSSIER : L'économie italienne au pied du mur
De 1970 aux années 2000 : trois décennies de déclin de l'économie italienne Review of Economic Conditions in Italy
Mariano D'Antonio et Margherita Scarlato
Au cours des trente dernières années du XXe siècle, l'Italie a connu les changements structurels caractéristiques d'un pays développé. Elle s'est ainsi peu à peu transformée en une économie post-industrielle. Dans le même temps, elle a été marquée par des évolutions plus singulières comme la tendance très forte à l'instabilité macroéconomique. Depuis les années 1970, elle semble être entrée dans une phase de déclin. La croissance du PIB ne cesse de ralentir, ses performances en termes de productivité se sont progressivement détériorées et ses parts de marché sont en constante diminution. Le début des années 2000 n'a pas montré, jusque-là, une réelle inversion de tendance. Faut-il pour autant en conclure que le déclin de l'économie italienne est inéluctable ?

Quel avenir pour l'industrie transalpine ?
La Lettre des études économiques - Natexis
Carol Hainaut
Longtemps, l'Italie a tiré sa force de ses célèbres " districts industriels ". Cette structure industrielle originale, qui a émergé dans le centre et le nord du pays, il y a plus de deux siècles, étonnait. Elle était même enviée. Un regard rétrospectif montre pourtant que leur nouvel essor, observé au cours de la décennie 1970, était en grande partie artificielle. Du début des années 1970 à la fin des années 1980, la compétitivité de l'économie italienne a surtout reposé sur la dépréciation continue de la lire et sur la vigueur de la demande de biens de consommation sur le marché domestique. Ces facteurs ont aujourd'hui disparu et la Péninsule se retrouve avec un modèle productif inadapté aux évolutions de la mondialisation : production à faible contenu technologique dont la demande est de plus en plus satisfaite par des pays comme la Chine, spécialisation dans la production de biens dont la part dans la demande mondiale est appelée à décliner, taille insuffisante des entreprises, etc. La mutation de l'appareil productif a été engagée, mais c'est un processus lent qui nécessite des investissements considérables en termes de recherche et d'innovation. L'industrie italienne est donc, semble-t-il, condamnée à un affaiblissement durable.

Les réformes italiennes au banc d'essai
Crédit Agricole - Eclairages
Gregorio De Felice
Les mauvaises performances de l'économie italienne au cours des dernières années s'expliquent en partie par une insuffisance des réformes structurelles. A partir des années 1990, certaines mesures ont été prises pour réformer le système des retraites, le marché du travail et celui de l'énergie. Le pays s'est également engagé dans la voie du fédéralisme fiscal. La plupart de ces réformes restent néanmoins inachevées. La liste de celles qui devraient rapidement être entreprises est en outre substantielle. C'est notamment le cas pour les secteurs des transports, du commerce ou des télécommunications.

Le Mezzogiorno n'est pas encore sorti du sous-développement
The Economist
Si le Mezzogiorno, avec ses entreprises de haute technologie de l'Etna Valley ou ses excellentes écoles d'ingénieurs napolitaines, ne correspond plus tout à fait à l'image que l'on peut s'en faire à l'étranger, il reste le talon d'Achille de l'Italie. En dépit de politiques publiques volontaristes menées au fil des décennies pour y favoriser le décollage économique, son retard en termes de développement reste considérable par rapport aux régions du centre et du nord de la Péninsule. Les organisations criminelles de Naples, de la Calabre et de la Sicile conservent, aujourd'hui encore, tout leur pouvoir de nuisance dans ces régions, y favorisant la corruption et l'économie souterraine. Le Sud ne manque pourtant pas d'atouts : reste à imaginer les remèdes pour les mettre en valeur.

Libéralisme à l'italienne
Politique internationale
Entretien de Richard Heuzé avec Luca Cordero di Montezemolo
Luca Cordero di Montezemolo, industriel d'origine piémontaise, est devenu, en mai 2004, président de la Confindustria (le Medef italien). Il est également, depuis la disparition d'Umberto Agnelli, en mai de la même année, à la tête du groupe Fiat. Formé au début des années 1970 à l'université Columbia (New-York), il a été, à partir de 1973, assistant personnel de Enzo Ferrari - qu'il remplacera en 1991 comme PDG de la firme (Ferrari appartient au groupe Fiat) - et également organisateur de la coupe du monde de football en Italie en 1990. Très apprécié des Agnelli, reconnu pour ses talents de manager par les chefs d'entreprises italiens, inspirant le respect aux syndicalistes transalpins, proche du président de la République Carlo Azeglio Ciampi, le patron de la Confindustria est particulièrement écouté dans la Péninsule. Il fait d'ailleurs régulièrement part de ses critiques de la politique économique menée par le gouvernement Berlusconi. Il esquisse dans cet entretien un programme de réformes structurelles qu'il appelle de ses vœux et qui permettrait, selon lui, à l'économie italienne de retrouver dynamisme et croissance.


L'Italie et la croissance démographique en 2006

Les effets du Mondial 2006 sur l'économie italienne


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